POÉTRYPTIQUE (poétique trip)
Trio Valentine Quintin (voix), Ann Ballester (piano) et Ray Mauger (guitare)

D’après des poèmes d’Angèle Vannier, Songe de la lumière et de la brume et Avec la permission de Dieu (cahiers Seghers), d’Henri Michaux, La nuit remue (Gallimard nrf) et de Jacques Rebotier, Sur le dos de la langue (Gallimard)


couverture du recueil la nuit remue d'Henri Michaux paru chez Gallimard nrfNous présentons ici trois approches de la poésie.

La première, d’une forme classique, faisant appel à la rime, tantôt délicate, tantôt ravageuse. La deuxième en prose, comme des chroniques un peu distanciées. Et la troisième d‘une forme inédite, écriture musicale, ludique et théâtrale.

Dense, passionnée, inspirée, parfois versifiée, la poésie d’Angèle Vannier a une force rare. Elle a fait naître de son monde d’aveugle une richesse d’images étonnantes, qui déclenchent l’émotion, poignante et majestueuse. Elle ouvre les portes d’un royaume celte enchanté, elle bouleverse.

Henri Michaux n’est plus à présenter, sa poésie en prose, son monde noir et loufoque ainsi que ses chroniques imaginaires ont un charme unique.

Jacques Rebotier écrit précisément comme une partition la façon dont ses mots doivent être dits. Conversations du quotidien, éléments de dialogues, disputes, déclarations, observations, abusent joyeusement des allitérations et enchantent par leur prosodie, où la vibration des mots entre eux fait entendre la vibration du sens.

Dans ce spectacle, qui se déroule suivant cette chronologie, du lyrisme au rire, Valentine Quintin dit, chante parfois ou joue avec la diction pour servir le propos. Ann Ballester improvise au piano sur ou entre les textes, créant un écrin pour les mots, ou ouvrant sur les mondes, les ondes que l’évocation fait surgir. Elle est aidée en cela par la guitare de Ray Mauger qui colore de sons frottés ou électriques la variété des climats.